Selon la légende, les mémoriaux d'Ermida, Sobrado, Arouca, Alpendorada et Lordelo auraient été érigés pour marquer les points d'arrêt du cortège funèbre de la princesse Mafalda, la fille du roi Sancho I et la petite-fille du roi Afonso Henriques, décédée lors de son retour d'une vénération à l'image de Notre-Dame de Silva, de sa dévotion, à la cathédrale de Porto.
Le décès serait survenu à Rio Tinto, le 1er mai 1257. Le voyage du transfert de son corps se termina au Monastère d'Arouca, qu'elle aida à réformer, et où elle fut enterrée.

Dans tout le pays, il ne reste plus que six exemplaires de ce type de monument funéraire qui, selon certains experts, serait exclusif du Portugal.
Leur fonction, qui n'est pas encore bien définie, serait liée au placement de tombeaux, à l'évocation de la mémoire du défunt ou au passage de cortèges funèbres.
Le Mémorial d'Ermida se trouvait initialement près de la vieille route qui, venant de Porto, traversait la paroisse de Paço de Sousa.
Les transformations du réseau routier au début du XXe siècle ont mené au déplacement du monument.
Une seconde légende raconte une histoire d'amour qui justifierait ce monument funéraire. Il y a longtemps, dans cette région vécut D. Martim qui, encore très jeune, tomba amoureux de Maria Teresa Taveira, connue comme Maria, la Bonne.
Celle-ci habitait avec son père, le noble Gil, à Castelo ou Torre, dans les monts de Vegide. Avant le mariage avec sa fille, D. Gil voulut que D. Martim parte à la guerre. Intrépide et aventureux, D. Martim accepta le défi et se fit armer chevalier avant de partir à Lisbonne. Selon la tradition, ce fut Maria qui lui attacha l'éperon d'or, tandis que D. Gil lui ceignit l'épée.
D. Martim se joignit à une croisade menée par le roi Sancho I, organisée pour la conquête de Silves, et fut capturé par les maures.
Après le décès de son père, Maria commença à être harcelée par D. Fafes, un homme impitoyable et riche, le seigneur de Raiva.
Entretemps, l'aumônier de Paços de Godim réussit la libération de D. Martim, qui s'empressa de retourner, coïncidant avec le jour où D. Fafes décida de prendre de force la belle Maria.
Les deux rivaux se retrouvèrent près des Portais da Boavista, s'engagèrent dans un dur combat, dont D. Martim sorta vainqueur.
En souvenir de cet exploit, D. Martim fit construire, à cet endroit, la sépulture ou le "mémorial" de D. Fafes.
D. Martim et Maria se marièrent et eurent un enfant, Saint-Antoine.